Question 7 : Avis de la commune sur le bilan de la concertation et l’arrêt du PLU
Dans cet imposant dossier, je ne souhaite intervenir que sur un seul point, qui à mon avis conditionne tout le reste.
Dans la note explicative qui accompagne cette délibération, il est précisé une donnée qui me semble essentielle. Notre commune compte 94% de résidences principales, et 57% des logements sont collectifs.
Il est évident que notre commune, de par sa situation géographique, en périphérie du bassin d’emploi de Nice, a vocation à l’avenir d’accueillir essentiellement des actifs qui ont difficultés à se loger, et leur assurer des conditions de vies acceptables en tout domaine.
Ce que nous appelons par un terme général très vaste, aux contours mal définis, « la classe moyenne » Catégorie de population souvent prise en étau, à qui l’on demande de supporter l’essentiel de l’effort de solidarité nationale, par le travail, la fiscalité, la consommation.
A La Trinité, le salaire moyen par foyer est de 2541 Euros par mois, soit sensiblement le même qu’à DRAP par exemple, légèrement plus élevé qu’a NICE, mais sensiblement plus bas qu’à SAINT ANDRE DE LA ROCHE ou CONTES. Tout cela pour dire que la tendance, et la pression d’actifs pour se loger sur le territoire de notre commune, et y vivre ne peut que s’amplifier, et le rapport retraités/actifs ne peut qu’évoluer en faveurs de ces derniers. Et donc un enjeu essentiel pour l’élaboration de ce PLU est de pouvoir maîtriser cette donnée, et notamment accueillir de nouveaux habitants salariés actifs, jeunes pour la plupart, appartenant pour l’essentiel à la couche inférieure de la classe moyenne, si l’on peut dire ainsi.
A cet égard, la proposition de PLU qui nous est soumise me semble correspondre globalement à cette évolution en cours et à venir, comme le PADD que nous avions examiné lors de la séance du conseil du 1er avril 2010 y répondait.
Affirmer et améliorer la qualité du cadre de vie, en gardant les équilibres entre les différentes catégories de résidences, et types de logements, mais aussi entre activité économique, équipements publics, espaces naturels, espaces agricoles, et cela sur un territoire communal très complexe me semble justifié.
Et surtout, sans repli aucun, à proximité de la grande ville, garder par un aménagement raisonnable, l’identité de notre commune, non pas comme une défiance, mais comme un élément de la diversité, dans un contexte d’évolution des structures territoriales, administratives, électives, me semble une obligation. Ce qui nous est proposé ce soir me semble répondre à cet objectif. Je donne donc un avis positif.
mercredi 6 avril 2011
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