lundi 13 décembre 2010

Crèche Baby Loup : victoire de la laïcité

Cet après-midi, le conseil des Prud’hommes de Mantes-la-Jolie a validé le licenciement pour faute grave de l’ex-salariée voilée de la crèche Baby Loup de Chanteloup-les-Vignes.
Cette décision, très importante pour la jurisprudence concernant les entraves à la laïcité dans les entreprises, et plus particulièrement dans les structures d’accueil de la petite enfance, témoigne d’une victoire de la laïcité.
Cette victoire doit beaucoup à l’engagement de la directrice de la crèche, Natalia Baléato, à l’avocat Richard Malka et à Elizabeth Badinter et Sihem Habchi, deux autres femmes d’exception.
La laïcité et la dignité de la femme sont deux combats essentiels dans lesquels la gauche doit s’engager.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Enfin une réaction saine à une provocation rédhibitoire. Serait-ce le début d'un retour à des valeurs quotidiennement menacées?
Fred

Anonyme a dit…

Oui, il faut le dire : la laïcité est menacée, ce principe essentiel et fondateur de notre République est en danger. Nous sommes donc au cœur d’un « nouveau combat » qui nous impose de défendre avec force ce concept, contre tous ceux qui cherchent à le dénaturer.
Depuis quelques temps notre société subit, par le discours et les actes, une certaine et dangereuse dérive communautariste. Soyons très vigilant, car c’est désormais sur ce terrain que l’extrême droite cherchera à exploiter et cultiver électoralement les prochaines échéances démocratiques.
Ne soyons pas naïf pour autant, et si nous devons respecter évidemment tous les cultes, à la seule condition qu’ils respectent aussi les règles de la laïcité, c'est-à-dire dans l’espace public, celui du vivre ensemble en harmonie, pour les hommes comme et surtout et particulièrement pour toutes les femmes.
Sans pour autant tomber dans l’islamophobie, nous savons qu’il existe au sein des structures musulmanes représentatives, des nébuleuses fondamentalistes en lutte permanente contre l’influence occidentale, elles instrumentalisent la religion à des fins politiques. Insidieusement, elles pratiquent une sorte de stratégie du cheval de Troie, en usant des petits pas pour tenter de déstructurer notre mode d’organisation et de fonctionnement laïque de notre société. Ne laissons pas faire, l’exigence de neutralité nous impose une fermeté sur nos principes républicain.
Ficanas

Anonyme a dit…

J'aimerais avoir ces mêmes certitudes sur le bien fondé de cette décision dans la défense de la laïcité. Défendre ce" principe essentiel de notre république", c'est s'attacher à la neutralité de l'Etat, à la liberté de conscience religieuse et au pluralisme des religions. L'Etat est donc garant de la liberté religieuse. Pour autant, est ce qu'un signe ostentatoire d'une appartenance religieuse est forcément une manifestation de prosélytisme et de fait une menace ? Ne peut on pas imaginer que le voile cohabite avec la Kippa ou la croix ? Est ce que la mixité des manifestations d'appartenance religieuse n'est pas un moyen de lutter contre les replis communautaires et une façon de comprendre l'autre ? Je ne parle pas bien sûr des comportements extrémistes et intégristes qui nient l'humain au nom de la croyance. Là aussi, il faut peut être faire une différence entre le voile intégral et le voile.

Anonyme a dit…

La lecture du commentaire précédent, dont je partage le contenu souligne l'importance que revêt le concept de laïcité en France (Principe de la séparation de l’église et de l’état : loi de 1905). La laïcité garantit le droit à vivre sa religion permettant aux différences de coexister. Il va de soi que pour favoriser la mixité et éviter la ségrégation sociale, il convient que chaque communauté accepte le dialogue et la compréhension de l’autre plutôt que se vouloir se différentier et en définitive se replier sur soi.
Gardons nous cependant des outrances sur ce sujet délicat, et, plutôt que de nous interroger sur le port du voile, de la kipa ou de la croix, (Encore faudrait il s'assurer que la décision de porter ces signes religieux ostentatoires émane bien d’un libre choix et non pas d’une décision imposée par les proches entourages en particulier pour les jeunes femmes).
Il serait sage d'aborder clairement le problème de la délimitation de ce qui relève de la neutralité dans le domaine de la liberté de conscience, qui doit être strictement d'ordre privé, et de la tolérance qui implique le rejet de toute immixtion de cet ordre privé dans l'ordre public notamment la non ingérence religieuse dans les administrations et la vie publique, Dans ce domaine nous ne devons pas céder, il y va de la cohésion de notre société.
Un non croyant Ficanas