L'association ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) s'est adressée à l'ensemble des élus, afin de connaître leur position sur une évolution de la législation sur le délicat sujet de l'euthanasie.
voici la réponse que j'ai fait parvenir au délégué départemental :
Monsieur le Délégué départemental,
pour faire suite à votre courrier du 02 mai dernier, j'ai le plaisir de vous faire connaitre ma position sur ce sujet de société, n'étant pas indifférent à la portée de la question soulevée et largement médiatisée.
Je suis favorable à aller plus loin en terme de législation concernant le droit de mourir dans le dignité. Une législation répondant à la possibilité de choisir la fin de vie que l'on veut. Comme vous l'écrivez si bien "une ultime liberté" d'un individu responsable et maître de son destin jusqu'au bout! Il est évident que cela ne peut se faire que dans des conditions législatives et concrètes rigoureusement définies et contrôlables.
Cependant, à mes yeux,l'évolution de la législation en la matière ne peut être conçue qu'en parallèle d'une amélioration et d'un développement significatif de l'accompagnement médical de fin de vie, de soins palliatifs, de maîtrise de la souffrance et de la douleur.
Ainsi,cet ultime recours sera, donc,un choix libre et assumé, et non un choix par défaut, une dernière étape de l'amour et du respect de la vie.
Je suis convaincu qu'il s'agit simplement d'une question de temps pour que cette question d'évolution de mentalités se traduise par une avançée législative, comme en son temps la loi VEIL, ou la loi BADINTER ont permis des avançées décisives en matière d'avortement ou en ce qui concerne la peine de mort.
Si modestement cette petite contribution peut permettre d'accélérer le mouvement, j'en serais satisfait.
Veuillez agréer, Monsieur le Délégué départemental, l'expression de mes respectueuses salutations.
Jean-Paul AUDOLI
dimanche 31 mai 2009
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2 commentaires:
Je crois qu'effectivement l'indispensable préalable au débat sur l'euthanasie est un réel développement de l'accompagnement de fin de vie et des soins palliatifs.
Le droit de mourir dans la dignité, c'est aussi le droit de vivre dignement ses derniers moments, avec ses proches. Le problème, dans notre sociétè,c'est que lorsqu'on est diagnostiqué "condamné", on est déjà considéré comme" futur mort " plutôt que comme vivant .Il me semble que si la fin de vie était rendue plus sereine avec une équipe soignante bienveillante, on aurait un autre regard cette fin de viei. Alors pourrait se poser la question de l'euthanasie, en étant certain d'avoir " toutes les cartes en main". IM
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