vendredi 26 septembre 2008

Quelle misère....

A l'issue du dernier conseil municipal, un de mes camarades et amis s'est fait interpeller par un ex élu communiste, (ex communiste d'ailleurs puisque solidaire et citoyenne). A surgit de la bouche de cet ex :" quand on est de gauche, on ne vote pas avec la droite".
Moi qui croyais naïvement que quand on était de gauche, on votait, en son âme et conscience, en fonction de la question qui était posée, et de l'intérêt bien pesé des citoyens trinitaires!!
Décidément, ils ne changeront jamais, ils ne seront plus que trois, qu'ils ne changeront pas!
Et quelque part....moi ça m'arrange....enfin bref....
Reconnaissons leur au moins le mérite de la constance à s'en tenir au principe qui fut l'objet des récriminations envers mon camarade et ami, car effectivement, pour ne pas voter comme la droite, ils ont voté contre la gauche, contre la Communauté Urbaine et les lois Jospin,Chevènement, Voynet et Gayssot....
Logique non?

samedi 20 septembre 2008

Exclusions suite.....

Ça y est : la synthèse molle ,digne du dernier congrès du PS, a eu lieu lors de la réunion de la commission des conflits qui s'est tenue dernièrement.
A l'unanimité, le principe d'une sanction pour non respect d'un accord fantôme a été approuvé, la divergence ne s'exprimant simplement qu'au niveau de la hauteur de la peine à infliger, allant du blâme à 2 ans d'exclusion.
Et le "grand malfaisant" falsificateur, par un petit tour de passe-passe digne de Gérard Majax, a eu le dernier mot: Condamné à 2 ans d'exclusion.
Le fond, bien sur, dans cette affaire, comme à la Rochelle, ou comme sur le débat de la communauté urbaine, n'étant que secondaire....
D'ailleurs, petit aparté,au sujet de la CU, chacun a pu mesurer, avec quel enthousiasme, le premier représentant du Parti Socialiste du 06 a soutenu, en s'abstenant ,les lois du gouvernement JOSPIN, laissant ainsi ses amis communistes s'engouffrer dans la brèche, espérant prendre une revanche sur 1999, où ils avaient déjà manifesté leurs défiances à l'égard des lois Chevènement, Voynet,mais n'avaient osés franchir le pas, pour cause de strapontins gouvernementaux à sauvegarder!
A la Trinité, il en a été de même d'ailleurs, où le représentant du parti de Chevènement n'a pas soutenu, en s'abstenant, son patron! Quant aux communistes, en s'alliant avec deux élus de droite, ils réclament un référendum contre l'application de lois de gauche......
Enfin, bref, revenons à nos moutons, je parle bien sûr de la commission des conflits; cette décision pourrait prêter à rire, vu les circonstances dans lesquelles elle est prise, le parti vire!! Mais franchement qui aurait envie, en ce moment d'adhérer au parti socialiste? J'aimerais savoir combien d'adhésions ( les vraies, pas celle de la veille de congrès) ont été enregistrées, ces derniers mois, dans la fédération des AM!
Quoi qu'il en soit,je vais faire appel, comme l'ensemble des colistiers de Jaky DELAHAYE, ce qui me permettra, au moins, dans un premier temps d'accomplir un devoir militant essentiel : par mon vote , faire acte de salubrité socialiste!

jeudi 11 septembre 2008

Conseil municipal du 11/09/2008

Ci-dessous la déclaration de "la gauche ouverte et responsable" sur le transfert de compétences à la Communauté d'agglomération Nice Cote D'Azur :




Les délibérations qui nous sont proposées ce soir, ne sont que l’aboutissement logique d’un processus inéluctable, initié et complété par les différents gouvernements qui se sont succédés au cours des dernières décennies.
Le projet de passage de la CANCA en Communauté urbaine, le plus haut degré de coopération intercommunale est l’aboutissement de ce long processus entamé notamment en 1966, et qui a connu une accélération significative dans les années 1999-2000, où le gouvernement de la gauche plurielle dirigé par Lionel JOSPIN a initié 3 lois de cohérences territoriales et de développement.
A savoir :
La première est la loi de simplification et de modernisation administrative du territoire français, dite loi CHEVENEMENT ;
La deuxième est la loi d’orientation sur l’aménagement et le développement durable du territoire, dite loi VOYNET ;
La troisième est la loi SRU dite loi GAYSSOT.
J’ai approuvé, à l’époque, en tant que citoyen, ces orientations ; j’en assume aujourd’hui, en tant qu’élu de la gauche ouverte et responsable, l’héritage, la logique, et les conséquences qui en découlent.
Il est d’ailleurs une réalité qu’il faut rappeler, et qui est une des données qui favorise, entre autre, le regroupement des communes : La France compte autant de collectivités que l’ensemble des pays européens réunis, c’est-à-dire plus de 36 600 collectivités territoriales.
Ainsi, la recomposition des territoires s’inscrit, qu’on le veuille ou non, dans le cours naturel de l’histoire.
Cette réorganisation territoriale est caractérisée par deux éléments essentiels :
Le développement de l’intercommunalité de projet, qui consacre une nouvelle façon pour l’état et la région de concrétiser leurs politiques, notamment dans le domaine de l’aménagement du territoire ; et
Le renforcement de l’intercommunalité de structure, à travers notamment la loi Chevènement.
Pour ces raisons fondamentales, je suis favorable à ce changement de statut.
Pour en venir à un aspect plus concret, il me semble que, dès lors que l’on est convaincu que cette évolution est inéluctable, il ne serait pas sérieux de prendre le risque de se priver de l’apport financier que cela représente, pour notre commune, apport qui risque d’être modifié prochainement. En l’état cela fera passer notre dotation financière de 44 euros à 85 euros par habitant. Chacun sait ici les difficultés financières de notre commune, et combien la fiscalité locale, mal endémique de notre commune, pèse sur ses habitants.
Pour en venir maintenant au transfert de compétences à la communauté d’agglomération :
Le transfert de compétences obligatoires, notamment la possibilité de création et de gestion de zones d’activités industrielles, commerciales, ou autres, le plan local d’urbanisme, et de nombreux autres domaines ayant trait à l’aménagement du territoire s’ajoutant à celles déjà exercées par la CANCA dès sa création.
Il est vrai, et ce n’est pas la peine de tourner autour du pot, que l’importance des compétences obligatoires déléguées entraîne un réel désaisissement des communes , sur des sujets essentiels. Mais est-ce la préoccupation première des populations concernées de savoir qui détient le pouvoir entre untel et untel ? Ne juge-t-elle pas cela à l’aune des choix politiques effectués, et des retombées sur son vécu quotidien, quelle que soit la structure territoriale qui décide ? Et surtout la mise en commun de moyens financiers, humains, matériels n’est-elle pas, peut-être, source de plus d’efficacité, d’économies, avec la aussi un intérêt in fine pour le citoyen, habitant et contribuable ?
Le transfert de compétences optionnelles
Le constat que l’on peut faire est qu’à l’évidence les possibilités offertes par la loi sont utilisées intégralement !
On peut s’interroger légitimement, sur le but et la finalité de ce transfert massif ; il n’en demeure pas moins que ce transfert reste dans le cadre prévu par le législateur de l’époque.
La conception de l’utilisation des prérogatives offertes par la loi, dans quelque domaine que ce soit, ne peut être tranchée que par le débat démocratique et par les électeurs lors des échéances électorales.
Mais en aucun cas, on ne peut justifier de rejeter la future Communauté Urbaine et les prérogatives qui s’y rattachent, en fonction de l’utilisation des possibilités offertes par la loi.
De même, on ne choisit pas le bien fondé d’une entité territoriale en fonction de qui la dirige, ce n’est pas la question qui nous est posée !
Je pense qu’il est plutôt nécessaire, dans ce nouveau cadre, que l’ensemble des élus de La Trinité agisse dans le sens d’affirmer, et faire respecter notre commune, que l’ensemble des élus agissent pour améliorer encore l’aspect démocratique de l’ organisation, du fonctionnement, et des choix futurs de la Communauté urbaine, comme par exemple l’extension du tram jusqu’à la Trinité entre autres, mais également par exemple pour qu’à partir de 2014, l’élection des délégués de la communauté se fasse au suffrage universel, en même temps que l’élection municipale, comme le souhaitent de nombreux élus de toutes tendances, et comme demandé lors de la réunion des communautés urbaines à Dunkerque dès novembre 1999, et resté sans suite à ce jour.
C’est en construisant une nouvelle entité territoriale toujours plus efficace et démocratique, que nous œuvrerons au mieux dans l’intérêt des populations.
C’est en ce sens que mon vote sera positif !
Jean Paul AUDOLI
" La gauche ouverte et responsable "